b - Des contestations croissantes

- des contestations qui se renforcent à partir des années 1960

- des contestations émanant des adversaires
- des contestations venues du bloc soviétique
- une contestation venant d'un nouvel adversaire : l'islamisme iranien qui défie la puissance américaine (prise d'otage de l'amabssade américaine à Téhéran) et essaime au Proche et au Moyen Orient

 

photo GF contestation puissance US - islamisme Iranphoto GF contestation puissance US - islamisme Iran
- des contestations émanant aussi d'alliés traditionnels
- en Amérique latine, des insurrections communistes qui se multiplient et prennent parfois le pouvoir (Nicaragua, Grenade), des sentiements anti-américains qui se renforcent

 

photo GF contestation puissance US - antiaméricanisme US latinephoto GF contestation puissance US - antiaméricanisme US latine
- en Europe occidentale, une fronde menée par la France gaulliste qui refuse la "soumission" à la domination américaine et quitte le commandement militaire intégré de l'OTAN en 1966

- des contestations qui émanent des américains eux-mêmes
- une critique tardive mais forte du "maccarthysme" et de ses excès (procès, condamnation et exécution, sans preuves irréfutables ni aveux, des époux Rosenberg en 1953)

 

photo GF contestation puissance US - contestation interne Mccarthysme
-
l'émergence d'un mouvement pacifiste dans les années 1950, qui dénonce le surarmement nucléaire et se renforce

 

affiche GF contestation puissance US - contestation interne surarmement nucléaireaffiche GF contestation puissance US - contestation interne surarmement nucléaire
- une critique croissante de la guerre au Vietnam portée par des artistes (Bob Dylan) et la jeunesse : un mouvement hippe qui se renforce, s'éalrgit à des revendications sociétales (refus de la société de consommation matérialiste, libéralisation des moeurs, prise en compte de la parole des jeunes...) et multiplie manifestations massives et rassemblements festifs (festival de Woodstock, 1969)

photo GF contestation puissance US - contestation interne mouvement hippiephoto GF contestation puissance US - contestation interne mouvement hippie

 

III – De la fin de la Guerre froide à nos jours : une puissance hégémonique de plus en plus contestée (depuis 1991) 

- 9 novembre 1989 : la chute du mur de Berlin
- 3 octobre 1990 : la réunification allemande
- progressivement, des pays d'Europe de l'est qui abandonnent le communisme
- une URSS submergée par les difficultés : crise économique, situation sociale dramatique, contestation politique croissante, revendications nationalistes des peuples minoritaires qui se traduisent par l'indépendance successive de toutes les composantes de l'Union
- 25 décembre 1991 : M. Gorbatchev annonce la disparition de l'URSS
- un discours qui, de fait, marque la fin de la Guerre froide

- un monde totalement bouleversé
- une seule grande puissance qui demeure, les Etats-Unis ; un monde unipolaire dans les années 1990
- des années 2000 qui marquent l'apparition de fragilités, l'essor des contestations, l'apparition ou le renforcement de rivaux et de concurrents qui rendent le monde multipolaire

A – Une « hyper puissance » américaine hégémonique dans le monde unipolaire des années 1990

- une domination américaine écrasante sur le monde dans les années 1990
- une puissance au service de la diffusion du modèle américain
- une volonté qui se traduit par un interventionisme permanent

 

1 – Une puissance sans égale au sortir de la Guerre froide : l’ « hyper puissance » américaine

- une puissance sans égale, une domination incontestable
- une superpuissance, une "hyperpuissance" (expression d'Hubert Vedrine, 1999)

- une puissance que les Etats-Unis considèrent leur conférer des responsabilités
- une mission : aporter au monde la paix, le bonheur, la prospérité
- un messianisme, hérité de la "destinée manifeste", qui se traduit dans la doctrine de l'enlargment portée par Bill Clinton

- une puissance dans tous les domaines

- une puissance économique
- une part majeure de la production de richesse et du commerce mondial
- une puissance qui respose sur le secteur tertiaire (tourisme, finance) et les nouvelles technologies (30 % des dépenses mondiales de recherche)